Your Custom Text Here

Amélia Matar Amélia Matar

COLORI à l’école, retour d’expérience

Depuis quelques semaines, je me rends régulièrement dans les écoles pour tester l’approche COLORI auprès des classes maternelles. L’école s’épanouir autrement, dont le projet pédagogique est fabuleux, m’avait déjà accueillie chaleureusement courant octobre 2017 (merci encore).

Il me paraissait essentiel de découvrir d’autres établissements et d’autres façons de faire.

Depuis quelques semaines, je me rends régulièrement dans les écoles pour tester l’approche COLORI auprès des classes maternelles. L’école s’épanouir autrement, dont le projet pédagogique est fabuleux, m’avait déjà accueillie chaleureusement courant octobre 2017 (merci encore).

Il me paraissait essentiel de découvrir d’autres établissements et d’autres façons de faire.

 

Pourquoi l’école ?

Les ateliers, c’est génial. L’école, c’est crucial. J’ai la conviction, comme bien d’autres, que le numérique sera le nouveau clivage de demain. Il y aura ceux qui savent et les autres. Ceux qui maîtrisent et ceux qui subissent. Ceux qui s’en délectent et ceux qui s’empoisonnent. 

Et comment ne pas citer Yuval Noah Harari dont les prédictions vont encore plus loin :

"The main products of the twenty-first century will be bodies, brains and minds. And the gap between those who know how to engineer bodies and brains and those who do not will be far bigger than the gap between Dickens's Britain and the Mahdi's Sudan. Indeed, it will be bigger than the gap between Sapiens and Neanderthals. In the twenty-first century, those who ride the train of progress will acquire divine abilities of creation and destruction, while those left behind will face extinction."

Seule l’école est capable de permettre au plus grand nombre de grimper à bord du train du progrès. Et j’ai profondément envie d’oeuvrer dans ce sens. C’est pourquoi je suis retournée m’asseoir face au tableau noir (il existe encore !).


L’école, toutes les écoles !

Quand on dit 93, bien souvent viennent à l’esprit ces grandes barres d’immeubles sinistrés, la violence, voire l’indigence. Je me permets d’en parler, j’y ai grandi jusqu’à mes 20 ans ! Et bien l’école publique La Fontaine dans laquelle j’ai passé deux jours, n’a rien à envier aux petites écoles rurales de nos campagnes. La ville de Vaujours (93410) est un petit écrin champêtre, entourée de verdure et de forêts. L’école en elle-même est fort jolie et bien équipée. Les classes sont colorées, spacieuses et lumineuses.

colori-codage-ecole

Quelques différences avec cette autre école dans laquelle j'interviens toutes les semaines via Digit’Owl. Une école privée prestigieuse située dans un des quartiers les plus chics de Paris. Peu de nature et beaucoup de voitures. Mais c’est beau, pour d’autres raisons. Parce que Paris est la plus belle ville du monde et que l’école se conforme à cette exigence. Ses classes sont charmantes, l’école est agréablement décorée. Les enfants ont même un espace extérieur pour se défouler, inespéré au coeur de cette masse urbaine.

Dans ce 93 champêtre comme dans ce Paris urbain, les murs sont tapissés des dessins des enfants. Je mets quiconque au défi de dissocier un dessin parisien d’un dessin valjoviens !

Maria Montessori disait que seul l’enfant à la capacité de créer un consensus entre des groupes différents, voire ennemis. C’est tellement juste. D’où qu’il vienne, quel que soit son milieu et son groupe social, l’enfant attendrit l’adulte.

Et ici ou là, il s’agit toujours d’enfants, avec les mêmes rires, les mêmes facéties, le même potentiel et le même droit d’apprendre et de comprendre les sujets qui leur permettront d’appréhender le monde. Tous, m’ont beaucoup touchée et émue. À Paris et à Vaujours j’ai été accueillie dans la joie et avec la même soif d’apprendre.

 

Les enfants adorent

Les deux groupes d’enfants avec lesquels j’ai travaillé ont manifesté le même enthousiasme. C’est drôle de voir comme Cubetto séduit avec sa mimique mignonne. Combien de fois ai-je entendu “Cubetto est trop mignon”. Il arrive même à provoquer caresses, câlins et mots doux !

Je trouve que c’est bien, cela veut dire que l’outil est bien fait et qu’il n’impressionne pas ces jeunes enfants. Mais il est aussi fondamental de leur rappeler qu’il convient d’adopter une certaine distance. La lecture du conte que j’ai écrit et qui se conclut par une réflexion sur les robots va dans ce sens.

L’ouverture de Cubetto leur permet aussi de comprendre ce qu’il y a sous cet adorable sourire : des composants en tout genre !

colori-codage-ecole

Les activités binaires sont également appréciées des enfants. Ils y passent du temps, se concentrent longuement et apprécient que la difficulté soit croissante. Ils comprennent ainsi comment fonctionnent ces pixels qui les attirent tant sur les écrans !

Enfin, toutes les activités de vocabulaire qui s’appuient sur les images classifiées Montessori sont propices aux échanges et aux réflexions sur ce monde technologique qui les fascine.

Vous n'imaginez pas les échanges étonnants que l'on peut avoir avec de jeunes enfants sur la technologie. Tandis que certains vantent les mérites des services que nous rendent les robots, d'autres s'insurgent que le robot Sophia n'ait pas de cheveux, tous sont hilares face au canard digérateur, qui a la particularité de faire ses besoins quand on le nourrit.

 

Les parents et professeurs sont partants

Le sondage que j’ai réalisé début décembre m’a permis de réunir 105 réponses dont 35 réponses de professeurs des écoles. Attention, un sondage reste un outil et non une vérité à suivre aveuglément, surtout pour un échantillon si petit.

Mais tout de même, il renseigne sur des tendances et des envies.

Parmi les 35 professeurs des écoles maternelles, 77% ne proposent pas d’activités d’initiation au code et à la technologie.

Sans surprise, ces mêmes 77% ont envie de mettre en place de telles activités avec leurs élèves mais n’ont pas suffisamment de ressources pour le faire, de quoi se réveiller la nuit en sursaut !

Sabrena, l’excellente professeure qui m’a accueillie dans sa classe de Vaujours a manifesté beaucoup d’enthousiasme et est demandeuse de la suite.

Merci à elle pour son chouette témoignage :

« Nous avons la chance et la joie d’accueillir Amélia dans notre classe. Nous réalisons que nous sommes des privilégiés. Elle a su proposer des activités qui ont passionné les élèves. Les séances régulières leur permettent de réinvestir et d’approfondir les notions abordées, d’acquérir de plus en plus de vocabulaire et de progresser davantage. Un très grand merci à Amélia pour sa disponibilité, sa gentillesse et sa douceur »

Et les parents ?

Les parents sont très désireux d’offrir de tels apprentissages à leurs enfants. COLORI, répond à une injonction paradoxale qui les tiraille : il faut préparer les enfants à la technologie, mais sans écran. C’est bien simple, 100% des parents qui ont participé à un atelier COLORI et qui ont répondu au questionnaire suite à l'atelier souhaitent que COLORI soit proposé dans l’école de leur enfant.

 

Super, et maintenant ?

Le programme COLORI existe, il représente à ce stade 24 activités pédagogiques réparties sur trois modules : l’algorithmique, le système binaire et la culture technologique. Le tout repose toujours sur la méthode Montessori. L’idéal étant de proposer à l’enfant un environnement préparé, au sein duquel il évolue de manière autonome dans son perfectionnement. 

J’aimerais aussi créer des ponts avec les tranches d’âge suivantes, que ces enseignements précoces soient cohérents avec ceux qui sont proposés en élémentaire, au collège et au lycée.

Je continue les ateliers dans le 8ème et le 20ème (avec toujours ce souci de m’adresser à tous les portefeuilles) et des projets sont dans les tuyaux pour intervenir dans d’autres écoles et d'autres lieux.

En attendant, je propose à ceux et celles qui souhaitent déployer COLORI dans leur établissement de venir se former le samedi 21 avril ou le dimanche 29 avril. Durant cette formation, j’expliquerai la démarche, le matériel nécessaire et fournirai tous les supports nécessaires pour mettre en place les différentes activités COLORI au sein de sa classe et de son lieu. La formation est gratuite pour les professeurs des écoles !

 

Vous êtes parents et souhaitez que COLORI soit proposé dans votre école, n’hésitez pas à en parler à l'instituteur/institutrice de votre enfant, vous pouvez imprimer ce pdf, débarquer dans sa classe, et lui remettre de ma part.

L’histoire ne fait que commencer, chaque semaine se présentent de nouvelles opportunités et me viennent de nouvelles idées ! Stay tuned :).


 

Lire la suite
Amélia Matar Amélia Matar

C’est l’histoire de Jules, 3 ans, qui apprend à coder sans écran (sur Usbek & Rica)

Pardonnez-moi ce poncif, mais les transformations que nous vivons aujourd’hui sont troublantes pour nous autres parents. Il semblerait que nous soyons au beau milieu d’une révolution que nul ne maîtrise ni ne comprend vraiment. Google, en toute simplicité, veut éradiquer la mort. Facebook annonce en souriant son projet de connection de nos cerveaux à un système informatique, et ce dès 2019. Et Elon Musk prépare tranquillement ses prochaines vacances sur Mars. Ce dernier a tout de même la sympathie de nous prevenir : « Les plus gentils d’entre nous seront nourris par l’Intelligence Artificielle comme nous nourrissons nos labradors », dit-il dans le dernier livre de Laurent Alexandre, La Guerre des Intelligences (Editions Lattès, 2017).

Lire la suite sur Usbek & Rica

Lire la suite
Amélia Matar Amélia Matar

Et les écrans dans tout ça ? Détour par l’instruction en famille.

Une approche sans écran prend nécessairement position par rapport à l'écran. Qu'en est-il précisément ? Sont-ils à bannir totalement ? Comment amener l'enfant à faire le lien entre le monde réel et le monde virtuel ? Pour répondre à ces questions, je vous invite à découvrir une famille qui a choisi de s'épanouir différemment et qui propose quelques réponses à la problématique de l'écran. L'occasion aussi d'expliquer comment COLORI se situe sur ce sujet qui tenaille beaucoup les parents.

Une approche de l'informatique sans écran, telle que le propose COLORI, prend nécessairement position par rapport à l'écran. Qu'en est-il précisément ? Sont-ils à bannir totalement ? Comment amener l'enfant à faire le lien entre le monde réel et le monde virtuel ? Pour répondre à ces questions, je vous invite à découvrir une famille qui a choisi de s'épanouir différemment et qui a trouvé quelques réponses à la problématique de l'écran.


Grandir librement, sans école

 

Je viens de terminer le livre saisissant d’Eve Hermann, Grandir librement, Témoignage pour une enfance naturelle et créative.

Eve, tient un blog et un compte Instagram sur le quotidien de ses deux filles Liv et Emy, “deux petites filles libres d'école”.

En effet, Eve et son compagnon ont choisi de ne pas scolariser leurs filles et d’assurer leur instruction en famille. Son livre relate ce choix de manière très riche, en s’appuyant sur de nombreuses références.

Il donne à voir un quotidien épanouissant, calme, des apprentissages variés et pointus - mathématiques, français, histoire-géo, sciences naturelles - dans lesquels les filles se plongent volontiers, car elles les ont choisis.

La question de la socialisation se pose légitimement. Et bien les filles d’Eve n’ont aucun problème de cet ordre, elles font au contraire beaucoup de rencontres, choisies et non subies comme parfois à l’école.

J’ai ressenti beaucoup de générosité dans ce témoignage, et je me suis aisément figurée la douceur de ce quotidien.

grandir-librement-eve-hermann

 

Je ne suis personnellement pas prête à déscolariser mon enfant pour de nombreuses raisons mais je trouve ce choix admirable. Comme décrit dans ce récit, l’école a de nombreux travers. Le rythme naturel de l’enfant est entravé (devoir réveiller mon petit de 3 ans me fait toujours aussi mal au coeur), et il est troublant en tant que parents, d’en savoir si peu sur le quotidien de son enfant. À vrai dire, je trouverais juste que l’instruction en famille soit une option plus accessible, moins marginalisée. Il serait même profitable que le témoignage de ces familles puisse nourrir la société d’une autre vision de l’éducation.

Bref, j'ai beaucoup appris de cette lecture, et je suis convaincue que bien des aspects de cette éducation sans école pourraient alimenter l’école.

 

Quelle place pour les écrans ?

 

Je fais ce détour car c’est précisément la lecture de ce livre qui m’a poussée à reconsidérer cette question de l’écran. C'est aussi une façon de participer à mon niveau à la promotion de ce livre qui m’a beaucoup plu ;-).

Eve accorde plusieurs pages sur la question de l’écran et je me suis aperçue que moi-même n’ai jamais traité le sujet, alors qu’il est central dans l’approche COLORI.

L’approche SANS ÉCRAN en fait finalement un élément majeur.

Et d’ailleurs, le passage du livre sur les écrans commence par un constat important :

“La question des écrans est cruciale dans l’éducation actuelle, qu’en faisons-nous ? Quelle position adopter ? Combien de temps les autoriser ?”.

Eve prône une position mesurée, et invite à la fois à être vigilant sans non plus interdire totalement l’usage de l’écran. Car l’enfant n’est pas dupe, il nous voit utiliser cet outil et il serait incohérent de lui en interdire totalement l’usage.

Elle poursuit très justement :

“Il est essentiel de faire comprendre aux enfants que ce n’est pas l’ordinateur qui va concevoir les choses, nous sommes les créateurs, les décideurs, et l’ordinateur est juste un moyen de réaliser nos idées”.

 

Les écrans, quelques règles

 

Cette question de l’écran nous a beaucoup interrogé, mon mari et moi. Quand Jules était plus petit, nous avons clairement été trop permissifs sur le sujet. Après quelques lectures, nous avons rapidement fait machine arrière, plus conscients de la dangerosité d’une exposition trop importante. Nous avons instauré quelques règles dans la famille et utilisé quelques astuces que je vous partage ici. Elles sont donc adaptées à un enfant de 3 ans et demi. Avant 3 ans, le mieux est d’éviter totalement les écrans d’après les recommandations du psychiatre chercheur Serge Tisseron. Ces règles sont vouées à évoluer en fonction de l’âge de l’enfant. Je suis par exemple à l’aise avec l’idée que Jules s’initie au code sur écran vers 7 - 8 ans, de manière encadrée et mesurée. Je pense même que c’est une super bonne chose.

En attendant, voici donc notre fonctionnement actuel :

Temps d’écran limité.
Pas d’écran en semaine, 30 minutes le samedi et le dimanche, télévision et tablette confondus. Je mets bien souvent un minuteur pour être certaine de ne pas dépasser le temps fixé car on peut rapidement aller au-delà.

Des récits réels plus palpitants que ceux de l’écran.
Si Jules insiste en dehors de ces temps dédiés, son papa et moi proposons un véritable spectacle de doudous, dont l’intrigue le détourne souvent de sa demande.

Des temps d’écran partagés.
Jules et son papa regardent occasionnellement du sport ensemble, et observer les deux devant un match est tout simplement hilarant. Le papa est pris par le match, se lève, râle ou éclate de joie. Le fiston fait la même chose. L’ensemble offre des scènes de vie géniales. Les matchs sont commentés en amont, et après. Nous avons emprunté et acheté plusieurs livres sur le rugby et le foot pour bien comprendre les règles. Nous sommes allés voir plusieurs matchs au stade près de chez nous. Pour Jules, c’est tout simplement devenu une passion et dans ce contexte, l’écran ne me semble pas néfaste du tout.

Être exemplaire.
Point très compliqué à la maison car nous sommes tous les deux utilisateurs réguliers d’écrans. Outre le travail, mon mari lit beaucoup d’actualités sur son téléphone, qu’on se le dise, il lit l'Équipe :), et moi-même j’avoue passer du temps sur Instagram, Twitter, Facebook… J’ai conscience de tout cela et j’ai mis en place quelques techniques, comme poser le téléphone pour un temps déterminé et m’imposer de ne pas le consulter même si il vibre de toutes ses forces. Je ne prends plus mon téléphone dans la chambre non plus. Cela évite les errances intempestives au coucher et au levé.
 

Et COLORI, pour comprendre ce qu’il y a derrière l’écran

 

Et donc plus récemment, le lancement de COLORI, pour aller plus loin dans la compréhension de ces machines qui nous entourent et dont on sait peu de chose finalement.

Comme Eve Hermann, il me paraît essentiel que l'enfant prenne conscience que l'ordinateur ou le robot sont des outils, et qu'il est en mesure de le maîtriser et de créer grâce à lui.

COLORI vise à donner aux jeunes enfants ces réflexes sur le fonctionnement de la technologie, sans écran.

Car l'écran n'est qu'un support à des concepts informatiques qui peuvent être compris et maîtrisés indépendamment de la machine. Il me paraît sain que l'enfant s'en saisisse avant d'utiliser l'outil et de passer derrière l'écran. 

Je vois COLORI comme une préparation à l'utilisation de ces outils. Car je sais qu'un jour ou l'autre, ces jeunes enfants se retrouveront derrière un écran. Mais j'espère qu'ils seront alors plus en maîtrise de ces outils, moins soumis à leur usage, davantage acteurs et créateurs.

La lecture de Sapiens : une brève histoire de l'humanité puis de Homo Deus, une brève histoire du futur, tout deux écrits par le brillant Yuval Noah Harari a grandement inspiré cette initiative.

Homo Deus est particulièrement glaçant par moment. Au terme d’un livre magnifique, qui dresse le portrait futur d’une société soumise aux algorithmes, dirigée par une élite devenue folle dans sa quête de super pouvoirs, plus inégalitaire que jamais, le livre conclut qu’il ne tient qu’à nous d’endiguer ce tsunami.

“L’essor de l’intelligence artificielle et des biotechnologies transformera certainement le monde mais il n’impose pas un seul résultat déterministe. Tous les scénarios esquissés dans ce livre doivent être compris comme des possibilités et non des prophéties. Certaines ne vous plaisent pas ? Libre à vous de penser et de vous conduire de façon à ce qu’elles ne se matérialisent pas.”

Parmi les nombreuses interviews de Yuval Noah Harari, je vous invite à écouter celle-ci, et encore plus à lire ses livres qui sont de véritables pépites.

COLORI est donc une réponse parmi beaucoup d’autres, aux dérives liées à cette course à toujours plus de technologie.

En somme, vivre aujourd'hui sans écran relève tout simplement de l'utopie et il serait même dangereux de ne pas permettre à nos enfants d'y accéder. Mais cet accès doit être réfléchi. Le parent doit accompagner l'enfant dans cet apprentissage, pour que l'adulte qu'il sera en fasse un usage sain et profitable.

Lire la suite
Amélia Matar Amélia Matar

10 ateliers et 75 enfants plus tard…

COLORI en est déjà à son 10ème atelier et a accueilli près de 75 enfants.

De quoi tirer quelques leçons sur ce début d’activité.

Mais avant de vous présenter ces trouvailles, sachez que ces 10 ateliers ont été possibles grâce à la mobilisation gracieuse de plusieurs personnes : pour les assurer, pour mettre à disposition les locaux, pour améliorer les activités, pour communiquer, et pour des tas d’autres aspects. Merci infiniment à elles.

COLORI en est déjà à son 10ème atelier et a accueilli près de 75 enfants.

J'ai également eu l'occasion de me rendre deux fois à l'école s'épanouir autrement de Noisy-Le-Grand et de travailler auprès d'une dizaine d'enfants de 4 à 6 ans de la classe.

De quoi tirer quelques leçons sur ce début d’activité.

Mais avant de vous présenter ces trouvailles, sachez que ces 10 ateliers ont été possibles grâce à la mobilisation gracieuse de plusieurs personnes : pour les assurer, pour mettre à disposition les locaux, pour améliorer les activités, pour communiquer, et pour des tas d’autres aspects. Merci infiniment à elles.

IMG_7347-LR.jpg

Leçon 1 - Quel bonheur.

Quand j’ai décidé de quitter NUMA pour me lancer dans cette aventure un peu particulière, je ne vous cache pas que j’ai eu quelques questionnements, voire des bons gros doutes parfois. J’aime mon enfant, évidemment. J’adore passer du temps avec lui. Je trouve que c’est une personne passionnante, ma plus grande source d'inspiration à vrai dire. Mais qu’en est-il des autres enfants ? Aurai-je le même enthousiasme à leur proposer des activités, à échanger avec eux, à leur expliquer ces nouveaux sujets dont ils ne savent encore rien ?

Et bien oui. Travailler auprès d’enfants me plaît beaucoup, même s’il ne s’agit pas du mien.

J’adore observer leur visage s’éclairer quand ils ont saisi quelque chose, leurs petites bouilles concentrées pour y arriver, leurs généreux éclats de rire quand le robot les surprend. Je m’aperçois avec force, que travailler auprès d’enfants, est certainement l’une des façons les plus belle de changer le monde. Ces tout petits enfants entrent tout juste dans la vie, avec leur fraîcheur, leur innocence tout belle, leur spontanéité adorable.

Parmi beaucoup de souvenirs, je me souviens d’une petite fille qui après avoir passé un bon moment, est venue me serrer très fort dans ses bras à la fin de l’atelier. Jamais aucun collègue ne m’a réservé un tel traitement auparavant après une réunion (ce qui aurait été bizarre je vous l’accorde).

J’espère que COLORI leur donnera de vraies clés pour le futur. Je m’attache avec beaucoup de conviction à améliorer constamment ce qui leur est proposé, avec toujours cette idée en tête : les préparer à demain.

Ma plus grande frustration est de ne les voir qu’une fois, une heure. C’est trop trop peu !

Il me tarde de proposer de nouvelles sessions d’approfondissement pour pouvoir les suivre sur une période plus longue, découvrir davantage leur personnalité et surtout leur permettre d’aller plus loin sur ces sujets dont ils sont friands et qui sont si importants.

2017-COLORI-4.JPG

 

Leçon 2 - L’enfant de 3 ans aime coder.

Car oui, le piou piou de 3, 4, 5 ou 6 ans s’amuse bien aux ateliers COLORI. Et je rappelle qu’il s’agit bien de coder, de programmation informatique, de culture technologique.

On me pose souvent la question “Mais à 3 ans ils comprennent quelque chose ?”. J’ai le sentiment que notre société sous évalue grandement les capacités du jeune enfant. Détrompez-vous, l’enfant de 3 ans pourrait bien vous surprendre ! Il comprend énormément.

Chaque enfant est différent, mais tous les enfants ont cet esprit absorbant décrit par Maria Montessori, qui leur permet d’absorber justement, beaucoup d’informations.

Cette période 3-6 ans est saisissante (toutes les périodes le sont par leurs spécificités) car l’enfant apprend sans le savoir.

Il est là, il observe, il manipule, il rit, et il intègre une quantité impressionnante d’informations. C’est pour cette raison qu’il m’a paru fondamental de proposer ces sujets technologiques à cet âge là précisément. Car l’enjeu de société est de taille et le jeune enfant a un potentiel énorme.

Évidemment, à 3 ans, la capacité d’abstraction que requiert le code est en construction. Mais l’enfant se prête au jeu et il obtient des résultats.

A nouveau, j’ai hâte de pouvoir observer leurs progrès sur plusieurs sessions, je suis certaine que les résultats seront totalement bluffants.

colori-montessori

Leçon 3 - Gérer l’angoisse parentale de l’erreur.

Je suis la première à trop intervenir quand Jules essaie de faire quelque chose et qu’il n’y parvient pas.

Maintenant que je sais que cela ne lui rend pas service du tout, je me retiens de toutes mes forces. Bien souvent, j’observe qu’il n’avait pas besoin de moi et je me réjouis du message inconscient qu’il a reçu : tu es assez fort pour y arriver par toi-même.

Mais parfois, les vieux réflexes refont surface et je fais à sa place ou lui donne la solution quand il se trompe.

Et bien pour les ateliers, sur les conseils d’une pédagogue, amie de COLORI, j’ai enfin décidé de demander aux parents de ne pas intervenir.

Je sais ô combien c’est tentant de se lever et de dire à son enfant “mais non regarde mon coeur”. Et pourtant, se tromper est crucial dans le processus d’apprentissage. Les neurosciences ont même prouvé que le cerveau apprend plus efficacement en se trompant.

Le matériel proposé dans l’approche Montessori, et donc celui proposé dans les ateliers COLORI, permet à l’enfant de se corriger seul. Il contrôle son erreur de manière autonome, corrige s’il le faut et ne considère plus la faute comme un problème mais comme une opportunité de progrès.

J’espère donc parvenir à contenir les élans parentaux (dont les miens) durant les prochains ateliers COLORI.

2017-COLORI-8.JPG

Leçon 4 - Ni trop ni pas assez

Les 10 ateliers qui viennent de s’écouler ont permis de tester plusieurs formats et plusieurs configurations. Sur 1h d’initiation, il s’avère qu’un groupe de 8 enfants est le maximum pour proposer une approche individuelle.

A nouveau, lorsque je serai en mesure de proposer plusieurs sessions, je souhaite reproduire le fonctionnement d’une classe Montessori, sur le mercredi et le samedi. L’adulte présentera à l’enfant plusieurs activités et l’enfant sera ensuite libre de choisir celle qui le motive le plus. Cette façon de fonctionner permet d’accueillir davantage d’enfants car ces derniers gagnent en autonomie dans les apprentissages.

La répartition des enfants aussi a son importance sur ce format court. Il convient par exemple d'homogénéiser les âges pour présenter les activités, au risque de se retrouver à présenter une activité à un enfant qui va très vite (à 6 ans) et un enfant qui prend plus son temps (à 3 ans). Le mieux étant de pouvoir présenter le matériel de manière totalement individuelle.

À nouveau, dans un format de classe Montessori, je suis sûre que ce mélange d’âge fonctionnera très différemment. Les plus grands pourront accompagner les plus petits, et les plus jeunes seront davantage en observation.

Leçon 5 - L'environnement préparé pour l'enfant

L'enfant, surtout avant 6 ans (mais cela reste vrai toute la vie), est très réceptif à son environnement. Du fouillis ou des sollicitations visuelles trop nombreuses nuisent à son apprentissage et favorise l'agitation. Je ne sais pas si vous avez déjà vu de belles classes Montessori (sinon je vous invite à en découvrir quelques unes magnifiques ici ou regarder la dernière photo un peu plus haut prise à l'école Montessori S'épanouir autrement), c'est impressionnant. L'agencement de la classe procure une atmosphère propice au calme, à la détente, à la concentration... Parfois, je me dis que je ferais bien mon propre salon sur le modèle d'une classe Montessori tant j'aime cette ambiance.

Et bien, les ateliers COLORI tentent de recréer cet environnement préparé pour l'enfant. Ce n'est pas évident car nous utilisons les locaux de Simplon (qui a ma reconnaissance éternelle), centre de formation pour adultes.  

Mais au gré des ateliers, j'ai cherché à être de plus en plus proche de la classe Montessori. J'ai ajouté des plateaux et des tapis pour déterminer l'espace de travail de l'enfant, et j'essaie de dégager un maximum l'espace. 

Mais je sais que je peux aller beaucoup plus loin et reproduire plus fidèlement l'esprit Montessori dans l'espace. J'y travaille ardemment !

colori-montessori

Donc vous l’avez sans doute compris, je prépare la suite, et plusieurs options se dessinent.

Quelles que soient ces options, je souhaite continuer de m’adresser à un large public. Le budget de la famille ne doit pas être un sujet pour participer à COLORI ! Tout cela requiert de trouver des solutions de financement sur lesquelles je travaille. Je cherche aussi un lieu où pourrait naître cette classe Montessori expérimentale du mercredi et du samedi. 

Alors si vous avez des idées, surtout, dites-moi tout ;).

Parallèlement, j'explore la meilleure façon de capitaliser les connaissances que j'acquiers au fil des semaines, de manière à permettre à quiconque de reproduire un moment COLORI, dans sa classe ou chez soi. Je discute avec plusieurs écoles notamment, pour proposer le format le plus efficace.

Bref, ça ne fait que commencer et l'aventure est palpitante. Si vous souhaitez la rejoindre, n'hésitez pas à me contacter ! Je cherche notamment de nouveaux intervenants pour les ateliers payants, donc il s'agit d'une mission rémunérée.

A très vite.

Amélia
amelia@colori-montessori.com

 

Lire la suite
Amélia Matar Amélia Matar

Atelier COLORI #5 : Plus de Montessori pour apprendre à coder

Photos après l'article

Samedi 14 octobre s'est déroulé le 5ème atelier COLORI au FabLab de Simplon. Chaque nouvel atelier offre son lot d'apprentissages. Merci à la super team Eloi, Octave, Mahaut, Arne, Saul et Olympe. J'ai passé un excellent moment avec vous !

Et un IMMENSE merci à Maryline et Sébastien qui m'ont généreusement proposé leur aide. Les photos sont de Sébastien et Maryline, professionnelle de l'éducation, a directement contribué à la réussite de ce moment.

Photos après l'article

Samedi 14 octobre s'est déroulé le 5ème atelier COLORI au FabLab de Simplon. Chaque nouvel atelier offre son lot d'apprentissages. Merci à la super team Eloi, Octave, Mahaut, Arne, Maxence, Saul et Olympe. J'ai passé un excellent moment avec vous !

Et un IMMENSE merci à Maryline et Sébastien qui m'ont généreusement proposé leur aide. Les photos sont de Sébastien et Maryline, professionnelle de l'éducation, a directement contribué à la réussite de ce moment.

Pour cet atelier, j'avais envie d'expérimenter une autre approche pour coller encore plus à la pédagogie Montessori, en permettant notamment une présentation plus individuelle des activités.

En effet, la pédagogie Montessori considère que les enfants, avant 6 ans, sont en pleine construction de leur sens social. Les instructions sont bien mieux comprises lorsqu'elles sont données à chaque enfant, de manière individuelle. L'adulte doit être pleinement investi dans l'interaction qu'il a alors avec l'enfant. Lui parler à lui, posément, en prenant en compte ses réactions et commentaires.

Pour y parvenir, j'ai donc testé une autre configuration d'atelier : des îlots d'activités étaient disposés dans la salle et les enfants passaient d'îlot en îlot, avec la liberté de ne pas pas participer à certaines activités et de rester en observation s'ils le préféraient.

J'ai aussi été attentive à être plus didactique avec les plus jeunes enfants. Par exemple, pour l'activité CUBETTO, qui est la plus riche mais aussi la plus élaborée, j'ai introduit la leçon en 3 temps, typique de Montessori. Et effectivement, les enfants ont mieux saisi les subtilités des consignes.

Enfin, j'ai testé une nouvelle activité dont j'ai eu l'idée la veille au soir (d'où les écritures à la main que l'on voit sur les photos) : des représentations binaires via des gommettes noires à coller sur des carreaux en fonction du code 1 ou 0 (1= une gommette / 0 = rien). Une idée directement inspirée des pixel boards de Learning Beautiful, qui permet à l'enfant d'entrer dans la notion de représentation par pixel. Les enfants semblent avoir apprécié.

Il est évident qu'une séance d'une heure ne suffit pas à assimiler la richesse qu'offre le codage, même à de si jeunes enfants. Je réfléchis déjà à un programme plus global, permettant une progression de l'enfant sur le sujet.

Mais ces ateliers introductifs restent importants pour me permettre d'apprécier la façon dont chaque enfant réagit face aux différentes activités qui lui sont proposées.


Amélia

Lire la suite
Amélia Matar Amélia Matar

COLORI, c’est parti !

Nous y voilà ! COLORI c’est parti.

Laissez-moi vous raconter comment j’en suis arrivée là, d’où vient ce projet, COLORI.

 

Nous y voilà ! COLORI c’est parti.

Laissez-moi vous raconter comment j’en suis arrivée là, d’où vient ce projet, COLORI.

Il était une fois l'enfant

Tout a commencé en 2005, il y a 12 ans. Formée sur Windows 3.1 et utilisatrice effrénée de MSN, j’étais alors bien versée dans les sujets ‘informatiques’ et à l'affût des 'fulgurances' d’Internet depuis mon modem 56k.

Là, comme si la nature souhaitait combler mes aspirations geek, elle mit sur mon chemin l'informaticien en devenir Nico, qui allait devenir mon mari quelques années plus tard.

Je passe en accéléré quelques années de bonheur conjugal avec mon ingénieur informaticien chéri pour arriver en 2014.

Là encore, la nature frappa et nous mit une claque dont on ne s’est toujours pas remise : Jules, 3,8kgs, 54 cm. Que de la chair, pas un seul pixel visible.

Il fallut admettre que cette invention étonnante fut de loin la plus enthousiasmante des créatures que nous connaissions.

Il fallut aussi admettre que nous ne comprenions rien à son fonctionnement et que notre bonne volonté nous paraissait bien légère devant ce défi incroyable que représente l’éducation d’un enfant.

Devant les milliers d’options éducatives qu’offrent votre mère, votre belle-mère, la voisine et le reste de la planète, nous avions à coeur de choisir la meilleure.

Alors nous nous sommes mis à lire. Beaucoup. Beaucoup.

Et quand on parle d’éducation et de lecture, un jour ou l’autre, on tombe sur Maria Montessori.

Maria Montessori et les périodes sensibles

Et nous avons trouvé que c’était vraiment une chouette personne et qu’elle racontait des choses très sensées.

Maria Montessori (1870 - 1952).Une des premières femmes diplômées de médecine en Italie et l'une des plus grandes pédagogues de notre temps."We especially need imagination in science. It is not all mathematics, nor all logic, but it is somewhat beau…

Maria Montessori (1870 - 1952).
Une des premières femmes diplômées de médecine en Italie et l'une des plus grandes pédagogues de notre temps.
"We especially need imagination in science. It is not all mathematics, nor all logic, but it is somewhat beauty and poetry.

Par exemple, Maria écrit que l’enfant traverse plusieurs périodes sensibles durant lesquelles il est enclin à l’apprentissage de tel ou tel sujet. Ainsi, avant 6 ans, l’enfant traverse, entre autres, la période sensible du langage. Cette période est clé pour enrichir le vocabulaire, apprendre une nouvelle langue ou développer la maîtrise de la langue maternelle. Sachant que chaque enfant évolue à un rythme qui lui est propre. Certains enfants marchent à 10 mois, d’autres à 18.  Le rôle de l’éducateur est d’accompagner ce rythme naturel, et non de lui imposer une cadence préconçue, qui altérerait l’apprentissage.

Elle considérait également que l’enfant est plus motivé lorsqu’il choisit son activité (moi aussi d’ailleurs Maria), et que cette motivation intrinsèque produit des résultats bien plus intéressants en terme d’apprentissages, que le gavage forcé qu’on observait alors et que l’on voit encore trop, dans la plupart des écoles.

La bienveillance faisait aussi partie des conditions d’apprentissage qu’elle préconisait. Car l’enfant stressé et vilipendé au moindre battement de cil apprend moins bien. Là encore, c’est vrai chez l’enfant mais aussi chez l’adulte.

Elle démontra également que l’enfant qui développe son autonomie, développe par la même occasion ses capacités cognitives. Par exemple, lorsqu’on invite un tout petit enfant à se laver les mains seul, il lui faut beaucoup, beaucoup de concentration : pour anticiper les étapes de ce lavage,  attraper le savon qui glisse, parvenir à ouvrir le robinet, se laver les mains et refermer le robinet. Plutôt que d’intervenir pour qu’on en finisse avec ce lavage de mains, il est crucial de laisser l’enfant faire seul. Ne faire preuve que d’une présence bienveillante, et permettre à tout prix le travail cérébral colossal qu’il entreprend pour se laver les mains et qui lui sera tellement utile pour apprendre à lire, écrire, compter… et coder.

 

Apprendre à coder à 3 ans ?

Comme on l’a dit, l’enfant, avant 6 ans traverse, la période sensible du langage. Une période durant laquelle son esprit absorbe les langues qui l’entourent.

Or qu'est-ce que le code, si ce n'est un langage ?

Sensibles à ces sujets, Nicolas et moi nous sommes demandés comment apprendre à Jules ce langage qui dorénavant gouverne toutes nos vies. Et qui pourrait bientôt gouverner les hommes, à en croire les prédictions des visionnaires tels qu’Elon Musk, Laurent Alexandre ou Yuval  Harari.

Je suis sérieuse, je crois que nous mettons vraiment le doigt sur quelque chose de crucial pour nos enfants.

Comment leur donner les clefs pour comprendre le monde qui les entoure ? Comment ne pas en faire de simples consommateurs de technologie, passifs devant l’écran voire accro à ce dernier.

Nous savons qu’ils pourront choisir des métiers qui n’existent pas encore, et que les métiers d’aujourd’hui auront une composante technologique très forte. De quels moyens disposons-nous pour les préparer à être des citoyens qui peuvent agir positivement sur ce monde qui se dématérialise ?

Je crois qu’apprendre à coder est un début de solution.

Je crois que leur donner une culture technologique en est une autre.

Fervente admiratrice de Maria Montessori, je crois que nous aurions tout intérêt à étendre sa pédagogie à ces nouvelles matières : le code, la technologie et l’informatique..

Et donc j’ai commencé à chercher cette approche, qui permettrait d’initier mon fils à la technologie avant 6 ans, sans écran, et dans l’esprit de Maria Montessori.

 

COLORI, Code & Logique façon Montessori

C’est de là qu’est né COLORI : Code & Logique façon Montessori.

 
Colori-logo
 

Mon idée était d’identifier ou d’inventer des activités qui permettent à nos enfants d’entrer dans l'algorithmie, la logique booléene, la pensée binaire… et d’enrichir leur culture technologique avant 6 ans et sans écran.

Avoir une idée c’est bien, mon fils Jules semble en être un très bon client, merci pour son indulgence face à mes tâtonnements, mais mon défi était alors de tester cela sur d’autres enfants et vérifier que d’autres parents partageaient ces constats.

Cubetto de Primotoys

Cubetto de Primotoys

J’ai eu la chance de rencontrer Frédéric Bardeau, fondateur de Simplon, qui m’a invitée à organiser un atelier avec d’autres enfants dans le fablab Simplon du 20ème. Un deuxième atelier a suivi la semaine suivante, chez moi cette fois-ci !

Près de 16 enfants se sont prêtés au jeu. Outre ce KPI foufou, ce moment fut très riche. Les enfants étaient captivés. J’avais très peur que l’âge soit un frein, mais pas du tout. Je crois franchement qu’ils ont passé un excellent moment.

D’ailleurs, je leur ai demandé, est-ce que c’était “NUL” ou “SUPER” et ils m’ont tous répondu en choeur que c’était “SUPPPPPER”.

Quel bonheur !

Concrètement, les activités que je propose aujourd’hui sont :

  • Cubetto : un Robot que l’enfant programme depuis une tablette en bois à l’aide de blocs d’instructions. Le robot évolue ainsi sur une carte en tissu posée sur le sol, à travers laquelle il lui arrive des tas d’aventures.
  • Cartes classifiées Montessori : Le vocabulaire de la technologie est très riche. Inspirée des cartes classifiées de Montessori, j’ai réalisé des cartes dédiées à la technologie et à l'informatique.
  • Lecture d'histoires pour enfants : j’écris des contes pour enfants sur ces sujets, le tout premier "Bobotte le robot" est en cours d’illustration par Auraline Mary!
  • Cartes classifiées Montessori sur l'informatique

    Cartes classifiées Montessori sur l'informatique

    Extrait du conte Bobotte le robot actuellement en cours d'illustration par Auraline Mary

    Extrait du conte Bobotte le robot actuellement en cours d'illustration par Auraline Mary

    Beaucoup d’autres activités sont en cours de préparation, dont plusieurs en collaboration avec Learning Beautiful, une startup incubée au MIT, qui fabrique actuellement du matériel Montessori magnifique, pour apprendre la logique binaire, l'algorithmie, la représentation par pixel, etc.. 

    Exemple de matériel Learning Beautiful proposé bientôt par COLORI :

    Learning Beautiful Pixels Board - Courtesy of Kimberly Smith

    Learning Beautiful Pixels Board - Courtesy of Kimberly Smith

    Learning Beautiful Pixels Board - Courtesy of Kimberly Smith

    Learning Beautiful Pixels Board - Courtesy of Kimberly Smith

    Learning Beautiful Binary Tower - Courtesy of Kimberly Smith

    Learning Beautiful Binary Tower - Courtesy of Kimberly Smith

    Learning Beautiful Binary Tower - Courtesy of Kimberly Smith

    Learning Beautiful Binary Tower - Courtesy of Kimberly Smith

     

    C’est parti pour 10 semaines d’expérimentation !

    Jusqu’à la fin de l’année, je vais donc multiplier les ateliers gratuits dans différents lieux pour :

  • Construire une communauté et une équipe autour de cette idée. Je ne suis pas la seule à trouver cette idée bonne et à vouloir son développement. Et concrètement, je vais avoir besoin de m'entourer de personnes qui ont envie de contribuer à ce projet.

  • *** Et au fait, d'ailleurs, vous ai-je dit que je cherche un(e) cofondatrice / cofondateur ? ***

  • Observer, apprendre et comprendre: tout cela est très nouveau, il est nécessaire de prendre du temps pour mettre à l’épreuve ce concept et les différentes activités imaginées.

  • Trouver un modèle économique. J’ai décidé de vivre de cette activité et j’observe que les ateliers attirent de nombreux enfants. Mais encore faut-il trouver un modèle viable et déployer l’approche auprès du plus d’enfants possible. À ce stade, je ne suis pas sûre du modèle à adopter mais je veux absolument conserver une part de gratuité , pour les enfants dont les parents ne pourront pas payer ce type d’activité. Soit au sein des écoles publiques, soit d’une autre manière, à déterminer.
  • À vous !

    Tout ça pour dire, que dorénavant, j’ai besoin de vous, qui que vous soyez :

  • Éducateurs, professeurs , chercheurs: cette approche vous interpelle, vous identifiez des axes d'amélioration, vous aimeriez développer avec moi le programme pédagogique voire tenter l'aventure avec moi (ou juste me montrer votre pouce levé). Je suis à votre disposition.

  • Parents : venez avec votre enfant aux ateliers, pour vous inscrire, c’est gratuit, et c'est ici.

  • Bénévoles: vous travaillez dans le milieu de la petite enfance et souhaitez contribuer au projet ? Vos compétences en animation d’atelier, pédagogie, photographie, vidéo,... me seront précieuses. Contactez-moi !

  • Écoles maternelles publiques ou privées : Ces activités sont totalement adaptées pour être proposées sur le temps scolaire ou périscolaire. N’hésitez pas à nous demander une intervention gratuite !

  • Lieux : vous pouvez accueillir des ateliers COLORI dans votre lieu ? Merveilleux ! Appelons-nous ?

  • Editeurs : Le livre Bobotte attend son heure de gloire. Les enfants qui le connaissent déjà l’adorent, qu’attendons-nous pour le diffuser aux autres ?

  • Riches investisseurs : vous ne savez que faire de tout de cet argent, ou vous avez une idée de modèle économique percutant, rencontrons-nous !

  • Tout le monde : vous connaissez la légende du colibri ? Elle raconte que chaque personne peut contribuer. Me concernant, un like, un tweet, un sourire derrière votre écran, là maintenant, m’envoient des ondes positives et me permettent d’avancer. Je compte sur vous !
  • Merci !

     

    Me contacter : amelia@colori-montessori.com - 06 22 18 54 95.













     

    Lire la suite
    Amélia Matar Amélia Matar

    Atelier COLORI #2 : j'ai 4 ans et je code !

    Photos à la fin de l'article
    Les ateliers COLORI se poursuivent ! Le deuxième fut aussi riche que le premier, quoi qu'un peu différent. Merci à Chiara, Hugo, Noé, Robin, Jules, Louison et Maxime (et à leurs mamans) pour ce super moment. Et un immense merci à Juliette dont l'aide fut précieuse durant l'atelier. Et à Mélody pour ces super photos !

    Photos à la fin de l'article

    Les ateliers COLORI se poursuivent ! Le deuxième fut aussi riche que le premier, quoi qu'un peu différent. Merci à Chiara, Hugo, Noé, Robin, Jules, Louison et Maxime (et à leurs mamans) pour ce super moment. Et un immense merci à Juliette dont l'aide fut précieuse durant l'atelier. Et à Mélody pour ces super photos !

    J'en profite pour souligner que ce deuxième atelier, comme le premier, a attiré majoritairement des petits gars. Ces ateliers plaisent tout autant aux filles ! Si vous avez doute un doute, croyez-moi, la logique et le code n'est pas DU TOUT réservé aux garçons.

    Un peu de méditation pour commencer

    Cette fois-ci, nous avons débuté l'atelier par quelques minutes de méditation, une pratique dont on connait les effets bénéfiques sur la concentration. Observer des enfants si jeunes (de 3 à 6 ans) être aussi attentifs durant la méditation est quelque chose d'assez surprenant.

    Nous avons utilisé la médiation phare du moment "Calme et attentif comme une grenouille", dont un extrait est disponible en ligne.
     

    Cartes classifiées sur la technologie

    Une autre activité a aussi été introduite pour cet atelier : les images classifiées. Ces cartes font partie du matériel Montessori typique. Elles permettent à l'enfant d'enrichir son vocabulaire et de structurer sa compréhension du monde. Les enfants et moi-même avons pu discuter de technologie et d'informatique autour de ces images. Je leur ai ensuite proposé une leçon en trois temps, technique d'apprentissage imaginée également par Maria Montessori. Et ils s'y sont prêtés avec beaucoup d'enthousiasme. 
     

    Cubetto, star des enfants

    Nous avons poursuivi avec l'activité star des ateliers : le robot Cubetto. Evidemment, cet adorable objet en bois qui se déplace au gré du code que l'enfant écrit, suscite toujours beaucoup de fascination et d'engagement de la part des petits participants.
     

    Bobotte, pas facile d'être un robot

    Enfin, l'atelier s'est conclu par ce conte que j'ai écrit et qu'Auraline Mary illustre actuellement : Bobotte le Robot. Là encore, j'étais ravie de parvenir à capter l'attention de mes petits spectateurs.

     

    Merci infiniment à Louison et sa maman pour cet adorable témoignage qui me remplit de joie !

    "Je suis Isabelle la maman de Louison (4 ans). C'était un moment de partage merveilleux. Un accueil chaleureux pour un atelier intelligent, ludique et efficace. Les enfants étaient captivés et investis grâce au savoir faire d'Amelia Matar. Et pour les mamans un moyen de voir que les écrans peuvent être mis un peu de côté. Le petit robot est genial. C'est une idée formidable. Merci pour cette belle démonstration."

     

     

    Lire la suite
    Amélia Matar Amélia Matar

    Atelier COLORI #1 : Apprendre à coder façon Montessori

    C'est parti pour les ateliers COLORI !

    Le premier s'est déroulé à Simplon le 23 septembre en présence d'Adem, Antonin, Tobias, Meria, Thiamo, Jules et Lazare. Merci pour leur présence.

    C'est parti pour les ateliers COLORI !

    Le premier s'est déroulé à Simplon le 23 septembre en présence d'Adem, Antonin, Tobias, Meria, Thiamo, Jules et Lazare. Merci infiniment à eux pour leur présence.

    Très franchement, j'étais stressée. Je travaille dans le marketing depuis 10 ans, autrement dit, je suis beaucoup plus à l'aise derrière un écran que face à un groupe d'enfants.

    Et bien ce groupe était particulièrement agréable et les enfants ont montré beaucoup d'intérêt et d'enthousiasme, ce fut un super moment à vrai dire !

    À la fin de l'atelier, en guide de feedback, je leur ai demandé, est-ce que c’était “NUL” ou “SUPER” et ils m’ont tous répondu en choeur que c’était “SUPPPPPER”. 

    Quel bonheur !

    Concrètement, ces enfants de 3 à 6 ans ont découvert le FabLab et ont pu voir une imprimante 3D en action. Ils ont ensuite programmé le petit robot Cubetto durant une bonne demi-heure puis nous avons conclu par l'histoire de Bobotte le Robot, une histoire que j'ai écrite il y a quelques temps, actuellement en cours d'illustration par la talentueuse Auraline Mary.

    Merci tout particulièrement à Adem et sa maman qui m'ont laissé un joli témoignage.

    "L'atelier de programmation a énormément plu à mon fils de 5 ans. Il permet à l'enfant de savoir anticiper, de se projeter à la place du robot pour se repérer dans l'espace et c'est une partie de plaisir assuré ! Merci Amélia, Juju et le papa pour ce super moment de découverte. "

    Une dizaine d'ateliers vont être programmés avant la fin de l'année. Suivez-nous sur Facebook et/ou Twitter pour être tenus informés des prochaines dates !

    Lire la suite